• Après toutes ces nuits d'amour physique tellement hypocrites. Toi, amant charmeur et menteur. Moi, amante avide et aveugle. Dans ces moments où la sueur se mêle à l'audace, je méprisais les lendemains sans grâce. Et rêvait d'une union sans fin.

    Puis le matin vint, allumant les songes à la lueur des mensonges.

    Tes secrets tu pouvais bien te les garder tant que tu me prenais avec suffisamment de conviction pour je ne hausse le ton qu'à la force de tes reins.

    Tu pouvais effacer ma raison en une pression, mais les lendemains oubliaient les sourires et les fausses promesses aussi facilement que la naïveté que je chérissais.

    Ma froideur inconstante obligée d'intervenir entre dégoût et haine pour mettre fin à ce jeu sans joueurs. ©


    votre commentaire
  • Tes vêtements en vrac sur le sol avec les miens qui s'y mêlent comme nos jambes s'entremêlent dans une danse qui ne devrait pas avoir de fin.

    Toi, là, allongé dans un sommeil épuisé.

    Moi, là, à tes côtés, dans un éveil émerveillé.

    Ne pas laisser filer ce temps d'un moment.

    La connivence éphémère d'une union sans promesse.

    Un coeur à vif contre un corps à envies.

    Un passage de luxure pour calmer les non-dits.

    Jouissons.

    Oublions.

    Deux corps qui se heurtent pour ne jamais finir.

    Traquons la fin de ce passage à l'oubli.

    La tendresse n'aura jamais raison quand le coeur se protège.

    Avec délectations je parcours les courbes de ton corps et admire la délicatesse du tracé quand sous la lune laiteuse Paris s'endort et tu suis le chemin de Morphée. ©

     

    Image de green and lust

     


    votre commentaire
  • - Tu te souviens de la profondeur de ses paroles quand elle avait trop bu?

    Elle pouvait errer dans ses pensées pendant des heures en les laissant couler de ses lèvres, babillant sans s'arrêter et ça avait quelque chose de merveilleux. Elle en était toujours désolée après mais elle n'aurait pas dû. Elle nous laissait toucher son âme et les tourments de son esprit plus que jamais et ça nous la rendait si proche. On se rappelait pourquoi on l'aimait tant. C'était les seules fois où on pouvait vraiment savoir et comprendre qui elle était au fond.

    Elle avait cette boîte pleine de trésors cachée au fin fond de son être et elle ne l'ouvrait qu'à cet instant pour nous. Entre lucidité et ébriété, avant que ses démons ne reviennent la dévorer. Encore une fois. Et qu'on attende, encore.

    Elle souriait et partait. Comme si rien ne s'était passé. Honteuse alors qu'elle n'aurait pas dû.

    Elle était un monde des merveilles et elle n'en n'avait pas conscience. Si triste. Nous laissant orphelins. Elle aurait pu le savoir si seulement elle avait écouté et cru.

    Cette liberté d'expression était incomparable, son honnêteté déconcertante, elle avait ce charme inadéquat de ceux qui ne savent pas où ils vont en donnant tout pour y aller. ©

     

    Image de flowers, music, and grunge 


    votre commentaire
  • Je n’ai jamais rien vu de plus triste que ce faux sourire rayonnant collé  au visage, les yeux brillants de larmes silencieuses. Ce sourire, dernier rempart à la tristesse abyssale que criait ses iris. Tout cet acte de joie et de bonheur encore plus artificiel qu’une montée de MD. Cette détresse douloureuse suintant de tout son être quand elle n’arrive plus à maintenir les apparences. Cet affolement quand elle sent le masque se fissurer et qu’elle se débat comme quelqu’un prit dans les rapides pour le conserver coûte que coûte. C’est à la fois grotesque et tellement éprouvant à voir. Elle vole en éclats dans nos bras, glissant entre nos mains. Jamais impuissance ne fut plus cruelle. Le rayon de soleil que nous côtoyons tous se transforme en déluge. Comment lui rendre sa lumière ? ©

     

    Image de boy, sad, and aesthetic


    votre commentaire
  • Il était une fois un Cœur et une Tête.

    Le Cœur vibrait de toutes ses forces. Plein d'espoir et de vie. Trémoussant, frétillant, gloussant. Le Cœur disait à la Tête d'y croire, plein de foi en l'avenir. Que les choses ne fonctionnent pas sur un coup de tête. 

    A la Tête de lui rétorquer qu'on ne fonctionne pas au coup de cœur. Qu'il faut réfléchir deux minutes et qu'on ne peut pas juste sauter. Il faut prendre du recul, poser les pour et les contres. S'attendre au pire. Qu'il ferait mieux de se rappeler que la vie est loin des contes de fées. Qu'elle est cruelle. 

    Et le Cœur se serre sous les coups de ces pensées. Il se flétrit et tressaute. Il se déchaîne en rivière de larmes pour noyer la Tête. 

    La Tête surchauffe et s'échauffe. Elle lui dit que de toute façon il est niais et qu'il finira seul vu comment il est insupportable. Qu'il se laisse trop emporter. trop submerger. 

    Et le Cœur se morfond et se laisse dépérir. Il aimerait tant se relever et rebattre comment avant. 

    Ça n'a toujours été que ça, une bataille de cœur et de tête. D'émotions et de raisons. De sentiments et d'arguments. 

    Avec toi j'ai laissé mon Cœur gagner. Et je le referais. Parce que la Raison n'a pas de sens. ©

     

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique