Aspirée dans un tourbillon mortel, je valdingue sans fin de la torpeur morbide à la folie euphorique. Matins chantants, après-midi éteints, soirées déjantées. D'un coup ne plus pouvoir bouger et juste se retrouver là, au milieu du tourment, la tête qui tourne tellement qu'on se retrouve bloqué. Et devoir attendre que ça passe, encore et encore. Sans savoir si ça s'arrêtera. Sans savoir quand ça recommencera.
Attendre et serrer les dents.
Ecrire pour passer l'attente, écrire pour se vider, exorciser, expulser, mettre au clair...
Ecrire pour le plaisir d'écrire.
Ecrire pour se calmer.
Ecrire pour arrêter de penser.
Ecrire et oublier.
Ecrire et sourire. ©