Avez-vous déjà ressenti cette sensation étrange où vous ne vivez plus tout en étant toujours là ? Où vous ne vivez plus que pour les autres.
Je ne vous parle pas d'une vie purement altruiste à la mère Thérèsa, non, je vous parle d'une vie où vous ne rêvez que de vous en aller mais où vous restez par peur de blesser les autres. Et ça dure. Ça dure. Une minute ou des années, toute une vie parfois. Jusqu'à cet instant.
Ce petit instant qui arrive comme une révélation. Tel le "Eurêka" d'Einstein ou un souhait que l'on répète de puis des années. Cet instant précis où vous comprenez que vous n'avez plus rien à faire là. Simplement parce que les autres souffrent plus de votre présence qu'ils ne souffriraient de votre absence. Ce signal de départ quand la balance bascule enfin. Et ce soulagement qui vous envahit en sachant pouvoir partir sans remords. Savoir qu'on ne les blessent pas, plus, ou pas trop. Que les dommages sont minimisés au maximum.
Et la mort s'offre à nous à bras ouverts. Telle une vieille amie qui n'attendait que nous.
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