Seule.
Si seule.
L'impression que l'on va se briser en milles morceaux à chaque instant. L'appréhension qui n'en fini plus de monter et de l'asphyxier.
Le masque est-il devenu trop fragile ? La cordelette qui le tenait est prête à lâcher mais la peur de ce qu'elle cache et refuse de montrer depuis si longtemps lui permet encore de tenir. Mais juste un peu, tout juste. Il va bientôt voler en éclats.
Encore une autre chose qui la terrifie.
Elle se sent si fragile et désemparée. Ses yeux clairs comme apeurés, sa démarche indécise et vacillante, ses vêtements dans lesquels elle voudrait se perdre. Ce sourire léger, comme si on l'effaçait. Un coup de vent pourrait la faire chuter.
Sa substance s'effrite, pourtant, ce n'est pas elle qu'elle sent disparaître mais le monde qui l'entoure.
Elle évolue dans la brume d'un paysage fantôme.
Le doute. L'hésitation. L'incompréhension.
Sirupeux poisons dans cette irréalité surréelle.
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