Je me suis réveillée un matin. Les oiseaux chantaient, le soleil brillait, le ciel était bleu, les arbres en fleur. C’était le bonheur.
J’avais envie de chanter à mon tour, de courir dans l’herbe mouillée de rosée, sentir la terre sous mes pieds, le vent dans mes cheveux. J’avais l’impression que rien ne pouvait m’échapper, que je pouvais tout réussir, même mes rêves les plus fous. Je me sentais forte, invincible.
J’ai ris. C’était si bon ce rire, un rire vrai et sain, plein de joie de vivre et d’espoir. Un rire qui fait mal aux côtes, qui coupe le souffle, qui n’en finit plus. Un fou rire. Oui, fou, comme moi ce jour-là. Folle de joie.
Je voulais essuyer toutes les larmes du monde, réparer tous les cœurs brisés, rassurer tous les inquiets et aider tous ceux en difficulté. Je suis allé au parc et j’ai fait de la balançoire. Je me suis balancée, haut. Très haut. Toujours plus haut. Et j’avais l’impression que j’allais m’envoler et toucher le ciel tellement je me sentais légère. Si légère…
Ce jour-là j’ai découvert que je pouvais être heureuse, que le bonheur pouvait être à portée de main et maintenant je fais tout pour ne pas l’oublier. J’ai fait perdurer cet état de félicité.
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